Mise à jour no 10 de Bruce McDonald

À tous,

Je suis heureux d’annoncer qu’il n’y a pas eu de nouvelles infections à la COVID-19 au sein de notre personnel au cours de la dernière semaine. Trois des cinq cas déjà signalés sont complètement rétablis et les deux autres progressent bien.

Veuillez continuer de faire preuve de vigilance à l’égard de tous les protocoles sur la pandémie. Vos efforts font une différence.

Faire face à l’incertitude et à l’évolution rapide des changements au sein de notre environnement d’affaires demeure un grand défi pour nous tous, mais nous faisons de notre mieux pour rester à l’avant-garde des enjeux. Je suis très impressionné et reconnaissant de la résilience et de la détermination dont font preuve tous les employés de Black & McDonald.

J’ai beaucoup pensé à mon grand-père WJ McDonald dernièrement. Ses valeurs nous sont certainement très utiles en cette période de turbulence et, comme vous pouvez probablement l’imaginer, il a vécu pas mal de crises à l’époque.

WJ est resté très robuste et énergique, physiquement et mentalement, jusqu’à la fin des années 90 et Ian, Ross, Jamie et moi-même avons eu la chance de bien le connaître en tant qu’enfant et adulte. Il avait un merveilleux tempérament – positif, gentil, engageant et curieux. Il était aussi un homme très résilient, efficace et travailleur. Il devait l’être.

Il est né en 1887 à Belwood, un petit village à l’extérieur de Toronto. Il était le septième de neuf enfants. Sa mère est décédée quand il était jeune et après avoir terminé la 8e année, WJ est allé travailler. Au moment où il a fondé B&M en 1921, il avait déjà travaillé comme ouvrier, cueilleur de pommes de terre, aide-cuisinier, monteur de lignes Bell, garde-frein sur les chemins de fer, courtier immobilier, monteur de lignes de Toronto Hydro et vendeur pour Consumers Gas. En 1914, il s’enrôle dans l’armée canadienne et survit à la Première Guerre et à la pandémie de grippe espagnole avant de retourner à Toronto en 1919. Il guide notre entreprise à travers la Grande Dépression, la Seconde Guerre mondiale et la mort de son partenaire Bill Black.

Sa longue vie a été remplie de crises, de revers, de maladies, de blessures et de difficultés personnelles, mais il ne s’est jamais plaint. Bien au contraire, il se considérait chanceux malgré toutes les difficultés qu’il a endurées. Il appréciait ses relations personnelles et ses amitiés plus que tout autre atout matériel et il attribuait facilement son succès aux autres.  Il a dit un jour : « Je dois ma chance aux personnes qui, à chaque étape de ma vie et dans chaque crise, étaient là pour m’aider lorsque j’en avais besoin. »

ll était trop humble pour proclamer posséder une recette personnelle pour guider B&M à travers les moments les plus difficiles. Au lieu de cela, il aimait dire que les bonnes personnes ont un moyen de rester ensemble et de comprendre les choses.

En tant que personne et employeur, WJ croyait aux gens de la même manière que les gens croyaient en lui. Sa foi était fondée sur une confiance fondamentale dans la bonté essentielle de la plupart des humains. Il était généreux avec son temps, ses connaissances, ses ressources et son soutien et a attiré à ses côtés de nombreuses personnes compétentes et partageant les mêmes idées que lui. En opérant B&M, il savait qu’en agissant bien envers les gens, les gens agiraient bien envers lui.

 

Encore à ce jour, nous conservons une communauté de bonnes personnes qui sont solides et compétentes.   La décence de WJ, son humilité et son intérêt sincère pour le bien-être des autres définissent encore la culture de B&M, une motivation éternelle et une inspiration pour nous tous.

Malheureusement, les gens ne sont pas tous bons. On nous a rappelé ce fait cruel, plus tôt cette semaine, lorsqu’un homme dérangé d’une région rurale de la Nouvelle-Écosse s’est déguisé en policier et a commis la pire fusillade de l’histoire du Canada, une tuerie qui a fait 22 morts. Cette tragédie a été un coup dur pour une province déjà sous le choc des effets psychologiques et émotionnels de la pandémie. Je sais que les gens des Maritimes, y compris nos amis et collègues de la région de l’Atlantique, sont un groupe robuste et autonome, mais je suis certain qu’ils auraient besoin d’un brin d’encouragement de nous tous.

J’envoie donc une pensée positive et mes meilleurs vœux vers l’Est. Nous sommes avec vous et nous essayerons également de trouver un sens à tout ceci.

Bruce