Mise à jour no 11 de Bruce McDonald

Bonjour à tous,

Lorsque les gens me demandent comment va l’entreprise, j’ai commencé à utiliser l’analogie suivante récemment: «nous avons effectué une descente contrôlée vers une plus basse altitude, mais notre avion et notre plan de vol demeurent intacts.»

Franchement, ça ne me semblait vraiment pas «contrôlé» il y a cinq semaines, mais après une période de grande mouvance, nous semblons raisonnablement installés dans nos nouvelles routines. Il est étonnant de voir à quelle vitesse les nouveaux modes de vie nous sont devenus familiers.

Nous avons incontestablement connu une contraction et de nombreux B&Mers en paient toujours un lourd tribut. La dure réalité de cette crise est que 1353 de nos employés sont toujours en mise-à-pied temporaire. Cela représente un peu plus de 25% du nombre total des personnes qui étaient à l’emploi de B&M au 1er mars.

Nous sommes à ce niveau depuis un mois maintenant et une nouvelle contraction semble hautement improbable. La demande pour nos services s’est stabilisée et au cours de la dernière semaine mon optimisme à l’effet que nous pourrons relancer certaines parties de l’entreprise qui sont temporairement suspendues et commencer à ramener les gens au travail a grandi.

Nous sommes intacts à bien des égards. Plus important encore, notre dévouement à la santé et la sécurité demeure inébranlable. Il n’y a eu aucune nouvelle infection au COVID-19 au sein de notre groupe d’employés depuis près d’un mois et globalement, la pandémie semble s’atténuer lentement dans la plupart de nos collectivités. Nous ne sommes cependant pas indemnes. La tragédie a frappé les proches de certains de nos collègues, nous ne devons donc pas être complaisants ou insensibles face à la menace du virus.

Nous continuons d’avoir des milliers de personnes au travail chaque jour. Certains d’entre eux se trouvent littéralement sur la ligne de front de la pandémie ou à proximité, exécutant avec courage leurs fonctions dans les établissements de soins de santé et de soins de longue durée. Au début, nous avons fortifié nos finances afin de pouvoir soutenir les activités en cours. En tant qu’entreprise globale, nous avons trouvé des moyens de continuer à avancer.

Notre plan est de revenir à notre altitude prévue, mais je peux entrevoir maintenant que cela prendra un certain temps. La situation demeure incertaine et une multitude de facteurs ne sont pas sous le contrôle de notre entreprise. Le virus représente toujours un danger redoutable et imprévisible pour notre bien-être collectif et l’ampleur des conséquences économiques de la pandémie se fait de plus en plus sentir.

Malgré la prudence concernant l’échéancier et la progression de notre ascension, je sais que nous y parviendrons et nous élaborons des stratégies visant non seulement à relancer l’entreprise mais également à prospérer dans un environnement post crise qui semble destiné à être sensiblement différent dans un avenir immédiat.

Avec tous les discours sur la «nouvelle normalité», ça me rappelle à quel point nos vies sont devenues anormales. Un rapide défilement à travers les anciennes photos de mon téléphone me rappelle à quel point mon travail et ma vie familiale sont différents et à quel point mon environnement quotidien s’est atrophié à la fois en termes d’expérience et de contacts sociaux.

Ma communauté me manque. Je m’ennuie de visiter les bureaux, les chantiers et tout le personnel. Je m’ennuie même des réunions. Cette fin de semaine, notre bureau d’Ottawa devait accueillir la 25e édition du tournoi de hockey B&M. Il s’agit de l’un des nombreux petits événements qui consolident la grande famille B&M et je m’ennuie cruellement d’y participer. J’adore le hockey et la bière, mais le rapprochement me manquera plus que tout.

Heureusement, nous trouvons tous de nouvelles façons d’interagir et de nous connecter. Nous parlons un peu plus fort parce que nous sommes plus éloignés. Nous utilisons la vidéo plus efficacement. Plus important encore, nous semblons tous communiquer plus fréquemment, de manière plus informelle et plus ouverte malgré notre séparation physique. C’est probablement notre plus grande réussite au cours de cette crise.

Je vous remercie donc d’avoir trouvé un moyen de rester en contact, de travailler ensemble et de rester à au moins un «bâton de hockey» de distance.

Mes frères et moi apprécions vraiment vos efforts, votre fidélité et le soutien que vous nous démontrer. Nous vous verrons tous bientôt de l’autre côté de cette folie.

Bruce